Une invitation à être en création

Au commencement
Il y a un consentement,
Un acquiescement,
Une porte ouverte
ou même entr’ouverte.
Il y a le désir, la crainte, l’envie, de se risquer
sur des terres inconnues.
J’entre en travail.
Le regard posé sur ce qui m’entoure
Je reçois un mot, une consigne.
J’avance, je suis attendu.
J’expérimente la confiance en l’autre
Je goûte la confiance en moi.
Le corps rejoint le cœur et l’esprit en un tout unifié.
Il y a transformation.

Fruit de 20 années d’expériences, notre démarche est fondée sur une éthique et une pratique du « prendre soin » dans son acception large. Elle puise ses références théoriques notamment dans la psychothérapie institutionnelle* et le personnalisme d’Emmanuel Mounier. Sa spécificité est de proposer une expérience de beauté, chemin d’unification qui permet à toute personne de manifester sa singularité, de se découvrir capable de création, de toucher à la sacralité de l’existence.

L’expérience d’expression artistique est le cœur battant de la vie de l’Hospitalité, comme un rappel incessant que s’y joue quelque chose d’essentiel. Je vis parce que je suis en création, je crée parce que je suis vivant. A partir de là tout peut se décliner, tout prend sens. L’expérience de la beauté apprend à poser chaque acte pleinement, même maladroitement, à reprendre confiance, à retrouver le souffle qui permet d’envisager et de construire sa vie. Il s’agit de cultiver la poésie et de la partager.

Les ateliers initient cette dynamique. Les séjours accueils sont l’occasion de creuser cette voie artistique. La vie quotidienne est là, en contrepoint pour ouvrir, préparer, faciliter, entretenir le désir de susciter la beauté là où elle n’est pas apparue, dans les moindres détails, dans les petits riens qui changent tout. La troupe rassemble ceux qui souhaitent s’engager, mettre à l’épreuve du temps et du public ce qui a jailli dans le secret des ateliers, ce qui s’est construit et consolidé. Et quand ce goût de la beauté a laissé en soi son empreinte, il ne peut être retenu, il aspire à se communiquer. Vient le temps des représentations ou des expositions publiques.

(*initiée par Tosquelles et mise en place par Jean Oury)